Le web 2.0: un cinquième pouvoir ?

La révolution internet a marqué la fin du XXe siècle. La révolution numérique est en passe de devenir celle du début du XXIe siècle.

Chaque époque connaît des bouleversements médiatiques. La presse fut le premier médium qui a accompagné le développement intellectuel. Elle a joué un rôle dans de nombreuses affaires et demeure encore un média de référence. Elle est considérée comme le quatrième pouvoir. Mais l’avènement de la radio puis de la télévision ont changé complètement la donne. Ces nouveaux médias ont donné du fil à retordre à l’industrie de la presse qui a tardé à se renouveler. Pendant longtemps, la presse n’a pas pris compte de tous les changements sociaux.

Le grand bouleversement médiatique des années 1990 fut l’arrivée d’Internet. Il a révolutionné nos pratiques médiatiques. La communication devient de plus en plus numérique. Tout se dit, tout s’échange sur le web. Ce médium révolutionnaire propose l’écrit, l’audio, la vidéo, il est donc interactif. Toutes ces caractéristiques ont conduit les autres médias à se méfier de lui. Mais aujourd’hui tous l’utilisent pour développer leurs activités et occupent la toile pour glaner le plus d’internautes possible.

Le buzz part bien souvent d’Internet. Ainsi en une quinzaine d’années, il est devenu incontournable. Pour les utilisateurs, ce moyen de communication est le seul à garantir une liberté d’expression complète. En peu de temps la Toile est devenu un cinquième pouvoir dans lequel les citoyens se reconnaissent mieux.

Le web 2.0 donne la parole aux citoyens

Les citoyens s’emparent du web pour s’exprimer. Les blogs, les forums, les sites collaboratifs laissent la parole à ceux qui souhaitent s’exprimer. Ce médium rassemble les attentes des citoyens. S’informer n’est plus une contrainte. En un seul clic, l’internaute se retrouve s’il le choisit sur un site d’information.

Une information se périme vite sur le web. Aussi vite publiée, elle se trouve déjà dépassée. Cette course à l’information a accéléré la course aux scoops. Tout se consomme sur ce média. L’information ne déroge pas à cette règle. Mais il est difficile parfois de vérifier sa véracité et son authenticité. Une information mise en ligne trop rapidement peu amener la confusion et discréditer l’auteur voire l’entreprise pour qui il travaille.

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Notre rapport à l’information s’est donc transformé et notre rapport aux journalistes aussi.

Les journalistes utilisent aussi les blogs ou un site internet personnel pour expliquer leur travail, leurs démarches professionnelles. Ils n’ont plus besoin des médias qui les emploient pour s’exprimer. D’ailleurs leurs blogs se différencient parfois de la ligne éditoriale d’un journal, d’une chaîne pour qui ils produisent des contenus bien définis. De plus les blogs leur permettent d’entretenir un lien privilégié avec les citoyens D’ailleurs, les sites de journaux en ligne l’ont bien compris. Chaque internaute peut réagir à un article instantanément s’il le souhaite.

Les professionnels de l’information ont compris les enjeux d’Internet dans un monde où la concurrence se fait rude. Surtout qu’ils ne sont plus les seuls à produire de l’information.

Ainsi un internaute averti peut produire un contenu informatif d’une qualité rédactionnelle équivalente même s’ils ne disposent pas des mêmes moyens. L’internaute peut devenir journaliste d’un jour. Par le biais des blogs, un citoyen lambda peut s’exprimer librement et produire tous les contenus qu’il désire. Ce moyen d’expression lui donne la parole. Le web est devenu un échappatoire. Les défenseurs des libertés individuelles disent de lui qu’il garantit la liberté d’expression. Cependant cela n’empêche pas les dérives de se produire. La liberté d’expression si elle semble mieux respectée sur le web, elle reste soumise à des règles.

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Ce média se doit donc de respecter la vie privée. L’espace privé se réduit parfois comme une peau de chagrin.

Les réseaux sociaux entre liberté d’expression et violation de la vie privée

Les réseaux sociaux utilisés par des millions d’internautes chaque jour promeuvent la liberté d’expression. Mais ils ne garantissent pas la qualité du contenu créer. Censés favoriser la communication ils finissent parfois par aboutir à la non communication. Trop de «fausse communication» ne tuerait-elle pas la vraie communication? On peut tout dire et rien dire sur les réseaux sociaux. Ils procurent l’impression d’avoir du lien social. S’ils en procurent, ils se remplacent pas les rapports humains. Ils les virtualisent. Les simples contacts sont des amis et ne différencient pas des vrais amis.

Personne n’oblige l’internaute à publier des informations personnelles (photos, vidéos, statuts et données qui agrémentent le statut) mais le concept même du réseau social l’incite fortement. Ainsi, à travers certains statuts, on peut découvrir des instants de vie plus ou moins intéressants. Mais il faut éviter la surenchère. Une information publiée la reste même si l’internaute décide de la supprimer. Ainsi chaque utilisateur se doit d’être vigilant car l’information ainsi mise en ligne pourra un jour se retourner contre lui.

Ces réseaux limitent donc la vie privée. Un statut mal géré peut-être vu par tous.

Il faut donc apprendre à s’en détacher sans tomber dans leur piège. Il serait dommage de se retrouver sur une photo ou une vidéo qui pourrait nous porter préjudice. Certains détails doivent rester privés. Un profil peut aussi fausser l’identité d’un individu. La photo de profil peut parfois nous indure en erreur.

WikiLeaks et Owni à l’heure du journalisme numérique

WIkileaks a dévoilé récemment de nombreux câbles diplomatiques. Ce ne sont plus les médias traditionnels qui ont eu le pouvoir mais bien Internet. Julian Assange se voit comme un militant de la liberté d’expression. Le «Robin des Bois du net» s’investit à dénoncer selon lui les dysfonctionnements de notre monde. Il défend aussi la transparence. D’ailleurs, les internautes peuvent enrichir le contenu de ce site et participer au journalisme citoyen. Ici le citoyen est au cœur du concept. Il trouve son rôle et dispose d’un pouvoir sur l’information. Mais la transparence n’est pas totale et Julian Assange a partagé ses données avec des journaux comme Le Monde. Récemment, il a fait appel à Owni qui s’est vu crédité d’une certaine aura.

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Owni est un site spécialisé dans le traitement de l’information numérique. Mais il propose de nombreuses rubriques qui traitent de tous les sujets de société. La différence demeure dans le financement. En effet il n’est pas dépendant de la manne financière apportée par les publicités. Il a donc son financement propre et n’ a pas de souci de rentabilité. Il a été créé par la société du 22 mars présidée par Nicolas Voisin. Le choix de publication des articles se fait de manière collégiale. Un tiers des articles viennent d’ailleurs et les internautes font partie intégrante du concept. Le digital journalism repousse les limites du journalisme traditionnel. Owni donne donc un nouveau visage à l’information et joue un grand rôle dans la révolution numérique qui ne va pas s’arrêter de sitôt.

On peut donc considérer que le Web 2.0 est un cinquième pouvoir. Il faut l’utiliser à bon escient sans en abuser. Bien qu’il participe à la liberté d’expression, il ne faut pas qu’il devienne une arme anti- démocratique. Surestimer son pouvoir pourrait devenir contre productif. C’est donc un moyen d’expression novateur qui doit le rester.

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